samedi 26 novembre 2016

L'oeil dans le ciel - Philip K. Dick

Résumé :
Ils sont huit à avoir été précipités dans un faisceau de protons. Huit miraculés qui s'étonnent de revenir à la vie normale. Normale ? L'est-elle vraiment ? Jack et Marsha, sa femme, ressentent une sorte de gêne indéfinissable, comme si, tout autour d'eux, était bizarre, irréel. La réalité semble se fissurer, le quotidien se craqueler. Comment un essaim de sauterelles peut-il surgir de nulle part ? Pourquoi attaque-t-il Jack ? Mais surtout pourquoi le visage et le corps de Marsha se déforment-ils monstrueusement ?  Les rescapés sont-ils encore des hommes ou des simulacres ? La réalité n'a-t-elle pas fait place à un délirant monde de cauchemars, où les règles de notre univers n'ont plus cours, où tout est possible, même, dans le ciel, la présence de l’œil de Dieu qui surveille ses créatures désarticulées ?

Cinquième roman de Dick, il est le premier à réunir de façon quasi complète tous les thèmes qui vont devenir la marque de fabrique de l'auteur. Le héros (masculin) ordinaire qui, en dépit des évènements extraordinaires qu'il traverse, ne parvient pas à se débarrasser de son quotidien banal. Il est accompagnée d'une femme ménagère (cela reflète la réalité de l'époque) mais intelligente, à fort caractère et qui montre des compétences dans des domaines alors plutôt réservés aux hommes. Les relations dans le couple se montrent parfois (voire souvent) conflictuelles. Nous avons bien sûr droit, et c'est vraiment récurent chez Dick, à la réalité altérée. C'est même le thème principal de ce roman, et comme souvent chez l'auteur, ce que vivent les personnages est tout simplement angoissant. Il y est également question de religion et de politique, deux autres thèmes chers à l'écrivain.
Si le début peine un peu à nous captiver, la folie croissante qui constitue l'essence même des univers traversés par les personnages, finit par nous  happer et c'est avec de plus en plus de mal que l'on doit se résoudre à suspendre chaque soir sa lecture. La folie. Encore un sujet de prédilection de Dick, qui, lui-même, nourrissait quelques tendances paranoïaques, que n'arrangeait pas l'utilisation de substances interdites.
Voilà donc à mon sens une réelle première introduction à l'univers si particulier et si troublant de l'auteur. Ce n'est certes pas un roman que je classerais dans le top 5 de ses œuvres, mais il est néanmoins très bon.

Très bon. 

mardi 15 novembre 2016

Laëtitia - Ivan Jablonka

Résumé :
Dans la nuit du 18 au 19 janvier 2011, Laëtitia Perrais a été enlevée à 50 mètres de chez elle, avant d'être poignardée et étranglée. Il a fallu des semaines pour retrouver son corps. Elle avait 18 ans. Ce fait divers s'est transformé en affaire d'Etat : Nicolas Sarkozy, alors président de la République, a reproché aux juges de ne pas avoir assuré le suivi du "présumé coupable", précipitant 8 000 magistrats dans la rue, en février 2011. Mais Laëtitia Perrais n'est pas un fait divers. Comment peut-on réduire la vie de quelqu'un à sa mort, au crime qui l'a emporté ? Pendant deux ans, Ivan Jablonka a rencontré les proches de la jeune fille, sa sœur jumelle, ses parents, ses amis, les responsables des services sociaux, ainsi que l'ensemble des acteurs de l'enquête, gendarmes, juges d'instruction, procureurs, avocats et journalistes, avant d'assister au procès du meurtrier, en octobre 2015. De cette manière, Ivan Jablonka a pu reconstituer l'histoire de Laëtitia. Il a étudié le fait divers comme un objet d'histoire, et la vie de Laëtitia comme un fait social. Car, dès sa plus jeune enfance, Laëtitia a été maltraitée, accoutumée à vivre dans la peur, et ce parcours de violences éclaire à la fois sa fin tragique et notre société tout entière : un monde où les femmes se font harceler, frapper, violer, tuer. Ivan Jablonka poursuit son projet d'exploration des frontières entre littérature, histoire et sciences sociales. Ce livre est une expérience d'écriture autant qu'une enquête, destinée à rendre à Laëtitia sa singularité et sa dignité.
Laetitia ou la fin des hommes a reçu le prix Médicis 2016.

J'ai choisi de lire ce livre suite à la mention qui en était faite dans une liste des Indispensables de la rentrée littéraire 2016, réalisée par un magazine culturel connu pour son exigence. Télérama, pour ne pas le nommer. Et j'avoue avoir été plutôt déboussolé, au moins dans un premier temps. Je m'étais attendu à lire un roman, ou du moins, je l'avais espéré. Quelque chose de romancé au moins, disons de littéraire. Un peu dans l'esprit du magnifique De sang froid de Truman Capote, d'ailleurs plusieurs fois cité dans l'ouvrage et que je vous encourage à lire, si ce n'est déjà fait.
Donc ici, pas de roman. Des faits, des faits, rien que des faits. Dans toute leur sècheresse serais-je tenter de dire. Donc adieu l'aspect littéraire. Non que ce soit mal écrit, bien au contraire. Mais ce n'est définitivement pas un roman. Au moins, vous ne pourrez pas dire que je ne vous ai pas prévenu.
Et la première chose qui cloche, c'est la construction. On passe sans arrêt d'un sujet à l'autre. Du récit du soir du drame, à l'enfance de Laëtitia en passant par le procès ou l'enquête. Ce sont des aller-retours incessants et qui ont le don de nous faire perdre un peu le fil et émoussent notre intérêt. Pourtant, ça et là, il y a des passages entiers qui réveillent notre attention. Qui nous empêchent de définitivement abandonner la lecture (l'idée m'a traversée l'esprit). 
Mais à l'évidence, l'auteur compte dans son vocabulaire des mots comme empathie, compassion et bien d'autres encore. Il a à l'évidence développé un amour (employons les gros mots) pour cette jeune victime qu'il n'a pas connue. Il aime Laëtitia et nous la fait aimer. Il nous fait regretter sa mort prématurée et ô combien horrible. Il nous fait aimer cette jeune fille malmenée par la vie, à la scolarité chaotique qui lui laissera une orthographe qui n'appartient qu'à elle, mais malgré tout, intelligente, courageuse et qui venait d'entrer dans la vie active avec une réussite encourageante.
Il nous montre également tout le respect et toute l'admiration qu'il a pour un grand nombre de personnages liés à l'enquête et/ou au procès. Journalistes, avocats, enquêteurs, juges d'instruction... Tous ont fait leur travail avec conscience et peut-être même un peu plus que leur travail.
A côté de ça, les pouvoirs publics sont pointés du doigt, eux qui ont tenté de discréditer les magistrats qui n'ont pourtant rien à se reprocher et qui dénoncent à leur tour le manque d'effectifs et de moyens. Ils vont même se «mettre en grève» (droit qui ne leur est pas reconnu) en repoussant les affaires non urgentes. C'est de mon point de vue l'un des aspects les plus intéressants du livre compte tenu de mon ignorance dans le domaine de la justice.
Et c'est ainsi que petit à petit, on est happé par le livre. On finit inévitablement par se prendre d'affection pour Laëtitia comme on en arrive à détester au moins autant son meurtrier qui va montrer tout au long de l'enquête et du procès, cynisme, ironie et moqueries mal placées, déni, même face aux preuves accablantes, refus de collaborer et j'en passe.
Et on arrive à la dernière phrase :

Comme le disait Laëtitia dans une de ses lettres-testaments et avec la poésie qui lui  appartient, «La vie est fête comme sa». Oui, comme ça, la vie est fête.

en se surprenant à regretter de ne pas rester plus longtemps avec cette «petite sœur» que l'auteur à fait si délicatement renaître.
Lisez Laëtitia et pendant que vous y êtes, lisez aussi De sang froid.

J'ai lu ce livre dans le cadre des lectures communes que j'effectue mensuellement avec ma copinaute Fan2polar. Vous trouverez sa très belle chronique ici
Et pendant que vous y êtes, visitez son blog, il le mérite amplement.

Très bon.

mardi 8 novembre 2016

Les maraudeurs - Tom Cooper

Résumé :
Petite ville de Louisiane dévastée par l'ouragan Katrina, Jeanette survit tant bien que mal grâce à la pêche à la crevette. Mais cinq ans plus tard, la marée noire provoquée par la rupture d'une plateforme pétrolière vient polluer ses côtes, livrant les habitants au désespoir.

Ce roman est avant tout une déclaration d'amour d'un natif à son pays, la Louisiane et plus particulièrement à la région des bayous. Ou plutôt, un cri d'alarme, de désespoir. Un noir constat. Car non seulement l'endroit a été victime en 2005 de l'ouragan Katrina, l'un des plus puissants jamais enregistré et ayant causé la mort de près de 2000 personnes, mais également d'une marée noire en 2010 causée par l'explosion et l'incendie d'un plateforme pétrolière au large des côtes. La catastrophe écologique majeure qui en résulte a des conséquences qu'on devine aisément importantes sur une économie basée essentiellement sur la pêche.
Nous allons donc suivre les faits et gestes d'une poignée d'individus qui ont en commun de faire partie des laissés pour compte, des perdants, soit parce que leur nature, leur éducation, le milieu dont ils sont issus  les y prédispose soit parce que la situation économique est si difficile qu'il n'est pas aisé de se faire une place au soleil.
 Ils sont pêcheurs, fils de pêcheur, petits délinquants, trafiquants de cannabis, employé minable d'un grand groupe pétrolier... Ils n'ont en apparence aucune raison de se rencontrer, d'autant que certains n'habitent même pas Jeanette, la petite ville où se déroule l'action. Mais on s'en doute bien, les évènements vont les rapprocher, d'une façon que certains d'entre eux vont avoir à regretter. Peu d'entre eux sont attachants dès le départ, à l'exception sans doute de Wes, jeune adolescent qui a perdu sa mère lors du passage de Katrina et qui vit, depuis, des relations un peu compliquées avec son père. Pourtant, petit à petit, et notamment grâce à la plume de Tom Cooper, nous allons finir par nous sentir un peu plus proche de quasiment chacun d'entre eux.
Petit à petit les choses se mettent en place et nous sentons vite que tout cela ne va pas bien finir, d'autant plus qu'aucun personnage, à l'exception encore une fois de Wes, ne se montre vraiment raisonnable. Chacun veut aller au bout de ses rêves, de ses désirs, de sa folie, coûte que coûte.
Je gage que vous allez passer un moment fort avec ces éclopés de la vie (certains au sens propre, d'ailleurs). On ne sent absolument pas le temps passé et on achève le roman en se disant : encore, encore. Et à moi qui ai eu la chance de parcourir deux fois les paysages magiques de la région (à l'époque en tout cas, bien avant les catastrophes), la lecture a procuré une émotion toute particulière. Mais nul besoin d'être allé là-bas pour s'imaginer transporté au milieu des marécages, entouré d'alligators et de chênes couverts de mousse espagnole.

Très bon. 

mardi 1 novembre 2016

Six jours - Ryan Gattis

Résumé :
Pendant six jours, Los Angeles est une ville assiégée.
Pendant six jours, dix-sept personnes sont prises dans le chaos. Pendant six jours, Los Angeles a montré au monde ce qui se passe quand les lois n’ont plus cours.
Le premier jour des émeutes, en plein territoire revendiqué par un gang, le massacre d’un innocent, Ernesto Vera, qui rentrait chez lui après sa journée de travail, déclenche une succession d’événements qui vont traverser la ville.
Dans les rues de Lynwood, les tensions s’exacerbent, les membres de gangs chicanos profitent des émeutes pour piller, vandaliser, et régler leurs comptes. Au cœur de ce théâtre de guerre urbaine se croisent sapeurs pompiers, infirmières, ambulanciers et graffeurs, autant de personnages dont la vie est bouleversée par ces journées de confusion et de chaos. 

Avant toute chose, je crois que je me dois de faire une introduction en forme d'avertissement : ce roman est violent, extrêmement violent. Âmes sensibles s'abstenir. Maintenant, une fois que j'ai dit ça, je n'ai rien dit . Rien dit des qualités exceptionnelles du livre, de la qualité d'écriture, de la force évocatrice du récit, ou plutôt des récits, qui vous prend, vous emporte et ne vous lâche plus jusqu'à la fin où vous vous retrouvez petite chose secouée semblable à un débris qu'une mer démontée aurait rejeté sur la plage.
 Je parle de qualité et la première d'entre elles est, à l'évidence, car on s'en rend compte dès les premières pages, que les évènements de ces six jours sanglants sont vus par des personnages différents. Alors, vous me direz, c'est du déjà vu et revu. Certes, mais lorsque ces personnages sont aussi nombreux et s'expriment tous, je dis bien tous, à la première personne, là je dis que ça devient franchement intéressant. Intéressant n'étant qu'un pauvre mot qui ne rend pas hommage au procédé et que vous pouvez remplacer par : génial, fabuleux, extraordinaire, exceptionnel, enfin, vous avez le choix.
C'est ainsi qu'on change chaque fois de point de vue, qu'on passe littéralement de l'intérieur d'une tête à l'intérieur d'une autre tête. Le style change, la façon de s'exprimer change, l'intelligence de chacun, sa sensibilité, sa force, sa faiblesse, tout ça vous tombe dessus sans transition aucune. Sans aller jusqu'à dire que chacun d'eux devient attachant, s'agissant tout de même pour la plupart de membres endurcis de gangs violents, on se prend tout de même à comprendre leur motivations à défaut d'excuser leurs actes.
Rassurez-vous, les évènements ne sont pas répétés ad nauseam par plusieurs personnages y ayant participé, directement ou indirectement. Cela arrive bien de temps en temps, comme des clins d’œil mais l'auteur prend bien garde de ne pas s'apesantir sur une scène qu'il a déjà traitée par ailleurs.
Non, je crois qu'il faut plutôt voir dans cette succession de «témoignages» comme des dominos placés debout l'un derrière l'autre et dont on fait basculer le premier d'une pichenette provoquant ainsi la chute de tous les autres, un par un. Chaque personnage possède un lien, de fort, permanent à léger, temporaire avec le personnage suivant. Pour utiliser une image cinématographique, c'est comme si la caméra, après s'être intéressé à un personnage, bascule soudain sur un autre et abandonne le premier pour le second, et ainsi de suite.
Une autre des qualités du roman réside dans le souci de Gattis de nous faire entrer dans la tête d'au moins un représentant de tous les corps de métier impliqués dans l'histoire. Les acteurs, les victimes, les témoins. On passe ainsi, en dehors des membres des gangs à des policiers, des infirmières, des pompiers, des commerçants, des tagueurs...
C'est en outre bien écrit. C'est fort, c'est puissant, c'est bouleversant. Ce roman est un portrait sans concession et, me semble-t-il, réaliste d'une ville, Los Angeles, qui, si elle ne peut être réduite à cette violence permanente, érigée en mode de communication, ne peut sans doute pas nier le fait qu'elle soit l'une de ses facettes et non la moindre.
Dernière précision, si les émeutes de 1992 servent de toile de fond au roman il y est surtout question de ce règlement de compte qui dégénère en bain de sang, même si ce sont précisément les dites émeutes qui ont permis les exactions dont nous sommes les témoins.
Alors si vous aimez être virtuellement traîné dans la poussière attaché à la queue d'un cheval fou, précipitez-vous sans plus attendre sur ce livre qui devrait vous couper le souffle. Un vrai coup de cœur même si le terme semble inapproprié. Un ouragan ? Une tornade ? Peu importe, l'idée est là.

J'ai lu ce livre dans le cadre d'une lecture commune avec mon amie'naute Fan2polar dont vous trouverez la chronique ici.

Excellent. Coup de cœur.

jeudi 27 octobre 2016

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur - Harper Lee

Résumé :
Dans une petite ville d'Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d'office pour défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche. Celui-ci risque la peine de mort.

Quand on lit pas mal comme moi, c'est aussi pour avoir le bonheur, de temps en temps, de lire un roman tel que celui-ci. Parce que ces quelques heures passées en compagnie de l'attachante Scout, c'est du pur bonheur. Pourtant, le pari n'était pas gagné d'avance tant j'ai peu de goût pour les personnages gentils, très gentils, trop gentils. J'ai depuis longtemps passé l'âge d'apprécier les Bisounours et j'ai peu d'appétit pour tout ce qui dégouline de bons sentiments. Et dans ce roman, la plupart des personnages sont gentils. Pour mieux dire : bienveillants. Seulement voilà, tout le talent de Harper Lee est de nous convaincre que de telles personnes existent pour de bon et que le monde n'est pas peuplé de salauds, loin de là. Et puis quoi ? L'ambition de chacun d'entre nous (au moins de la plupart) n'est-elle pas de montrer de la bienveillance ? Je doute que nous cherchions, tous autant que nous sommes, à être couronné du titre d'ordure de l'année. N'est-ce pas ?
Alors oui, les personnages de ce roman sont bienveillants. À commencer par le père Atticus. Mais être avocat et ne pas montrer un minimum d'empathie à l'égard de l'humanité toute entière, voilà qui semblerait curieux. À moins bien sûr de considérer cette profession comme juste un bon moyen de gagner beaucoup d'argent. Il y a également la voisine, Miss Maudie, qui vit seule depuis la mort de son mari. Le shérif, M. Tate, un brave homme même s'il n'a pas toujours le courage d'assurer ses fonctions. D'une façon générale, d'ailleurs, les habitants de Maycomb sont plutôt de braves gens qui ne demandent rien de plus que de pouvoir vivre en paix.
Malheureusement, vivre en paix n'est pas toujours possible dans ces lieux et en ces temps. Surtout quand un Noir est accusé, à tort, on s'en doute, d'avoir violé une jeune fille blanche. Et qu'Atticus Flinch est chargé de défendre l'accusé. Et là, on découvre comment, dans cette période de racisme et de bigoterie, les braves gens peuvent se transformer en foule sauvage.
De ce point de vue, le message de l'auteur m'a semblé être que l'humain est sans doute foncièrement bon,mais que la dureté de la vie, la peur, des croyances tenaces peuvent le rendre mauvais et cruel.
Quant au génie de Harper Lee, il réside entre autre dans l'idée de nous avoir fait vivre cet épisode d'une petite ville de l'Alabama à travers les yeux d'une petite fille fort attachante. On va ainsi la suivre pendant les trois premières années de sa vie scolaire (en gros du CP au CE2 en équivalent français) et les alternances de cours d'école ennuyeux pour cette gamine qui sait déjà lire et écrire et d'étés merveilleux de découvertes mais qui passent trop vite. Quoi d'autre que le regard d'une enfant pour nous montrer à quel point cela n'a aucun sens d'être condamné, avant même d'être jugé, parce qu'on n'a pas la chance d'avoir la bonne couleur de peau ?
Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur est un roman qui n'a décidément pas usurpé l'excellente réputation qu'il a. Je vous invite à le lire séance tenante.

Excellent. Coup de cœur.