dimanche 2 avril 2017

Jenny - Fabrice Colin

Résumé :
Cayucos, Californie. Dans une villa au bord du Pacifique, un homme désespéré remplit un cahier noir. Dans sa cave, ligotée, une femme obèse, à peine consciente. Avant de la tuer, l’homme veut raconter son histoire.
Quelques mois plus tôt… Un an après la disparition de sa femme, le chroniqueur Bradley Hayden est détruit. Il s’étourdit dans des liaisons sans lendemain via un site de rencontres. Un jour se présente une femme qui ne correspond en rien à la description qu’elle a faite d’elle. Jenny, 300 livres, QI redoutable, lui montre une vidéo de son épouse. April est en vie. Obéis-moi en tout, et elle le restera.
Dès lors, Bradley est contraint de suivre Jenny dans une épopée meurtrière.
Traqués par la police, ils sillonnent le pays, tandis que Ron, le détective privé aux méthodes zen peu conventionnelles, tente de retrouver April.
Pourquoi Jenny tue-t-elle ? A-t-elle choisi April au hasard ? Bradley pourra-t-il retrouver sa femme à temps ?
Entre passé et présent, scandales politiques et cavale meurtrière, déserts brûlants et cités labyrinthiques, un terrible compte à rebours est enclenché, aux portes de la folie.

En cette époque où la mode est (de plus en plus) au thriller, chaque écrivaillon se sentant investit du devoir d'apporter sa pierre, souvent branlante, à l'édifice, cela fait un bien fou de lire, dans le genre, un «véritable» auteur. Je le sais (qu'il est un vrai auteur), depuis la trilogie Winterheim ou À vos souhaits ou Vengeance, autant de livres que je devrais relire pour vous en parler. Mais c'est une autre histoire.
Le genre dans lequel je connaissais l'auteur était la fantasy. Je n'avais encore jamais lu un thriller issu de sa plume, mais je n'étais pas inquiet.
D'abord, qu'est-ce que c'est bien écrit ! Et s'agissant d'un auteur français, on ne peut suspecter un traducteur talentueux d'avoir amélioré le style. Et qu'est-ce que c'est intelligent ! D'aucuns, grognons, diront peut-être que tout n'est pas immédiatement compréhensible... ni après coup non plus, d'ailleurs. Je ne le nie pas. Mais le narrateur n'étant lui-même plus très sûr de ses souvenirs, ni de leur réalité, le récit se trouve empreint d'une certaine confusion tout à fait justifiée.
Un petit bémol dans toutes ces louanges, c'est que le personnage de Jenny, qui a tout de même donné son nom au titre même de l'ouvrage, est moins présent que je ne l'aurais pensé-voulu-souhaité. Mais qu'importe, l'ensemble est une vraie réussite et Fabrice Colin arriverait à nous faire croire qu'il est né et a toujours vécu aux États-Unis. C'est fort. Très fort.

Très bon.

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